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InterNICHE Co-ordinator
Nick Jukes
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Objection de conscience: rôle et responsabilités des enseignants et des étudiant


Le contexte 

Toute discussion portant sur l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux et de méthodes alternatives dans l'enseignement doit aborder le problème de l'objection de conscience. Tout comme dans le cas d'une objection de conscience à la guerre : il s'agit d'un acte individuel ou collectif par lequel les objecteurs refusent de participer à une pratique qui va à l'encontre de leurs convictions morales. C'est une question de droits civils étroitement liés à la liberté de conscience et, dans le domaine de l'enseignement, ce genre d'acte a un impact sur le cursus tout entier. Il est plus que probable qu'un étudiant en sciences de la vie soulèvera des objections s'il se trouve dans un contexte où les méthodes préjudiciables pour les animaux n'ont pas encore été remplacées par des méthodes alternatives et si ses demandes pour les remplacer ont essuyé des refus. Tout en refusant de participer à la dissection d'animaux et à tout expérimentation animale, les objecteurs vont bien sûr demander que soient mises à leur disposition des méthodes alternatives humaines.

L'objection de conscience de la part d'élèves peut représenter un réel défi pour les enseignants, car cette situation soulève toute une série de questions touchant à la pratique établie et à la liberté de l'enseignement. Néanmoins, l'objection de conscience prend racine dans des valeurs culturelles positives telles que le respect de la vie et un engagement à soigner plutôt qu'à nuire. De plus, les étudiants objecteurs de conscience font souvent preuve d'une capacité à la pensée critique très développée ainsi que d'un grand sens éthique. En tant que processus, l'objection de conscience peut donc jouer un rôle prépondérant dans la résolution de conflits éthiques et dans la modernisation de l'enseignement, en conduisant à l'introduction de méthodes alternatives.


Ampleur des objections

Le nombre d'étudiants objecteurs de conscience semble assez réduit. Cela est dû à la pression sociale et académique causée par les études, ainsi qu'à la menace de sanctions psychologiques et de pénalisation des résultats scolaires et universitaires pour tous ceux qui remettent en question le statu quo. Mais cette situation ne reflète pas la vérité, comme l'illustre la littérature, car lorsqu'on leur donne l'opportunité de pouvoir discuter ouvertement des problèmes éthiques inhérents à l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux, de nombreux étudiants sont prêts à exprimer leur malaise et leur désaccord vis-à-vis de cette pratique1.

Le fait que des étudiants qui désapprouvent cette pratique préfèrent garder le silence ou ne s'expriment qu'en privé, n'aide en rien à résoudre le problème éthique et ne contribue pas à réduire les préjudices causés aux animaux. Certains élèves participent, contre leur gré, à des expériences ou choisissent de les observer à distances, d'autres décident de changer ou d'abandonner leur cursus plutôt que de défendre leurs opinions en s'opposant à cette pratique. L'objection de conscience signifie que les étudiants choisissent d'aborder le sujet de l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux avec leurs professeurs, qu'ils expriment leur point de vue, et tout ceci, pour tenter d'arriver à une solution de remplacement, acceptable de part et d'autre. Il est fort probable que l'élève sera amené à adopter une position publique plus ferme et à exiger le droit d'avoir à sa disposition des méthodes alternatives que le professeur ou le corps enseignant devront clairement s'engager à mettre en œuvre. La plupart du temps, cela ne concerne que quelques étudiants très déterminés, mais on a aussi vu des cas où une classe entière exprimait son objection.

Réactions des enseignants

Les réactions des enseignants à ce genre de situation varient énormément. Elles reflètent souvent, d'une part leur capacité ou leur volonté de résoudre les difficultés de façon créative et, d'autre part, la confiance démontrée par eux-mêmes et par l'établissement dans le processus de transition. Dans le meilleur des cas, leur réaction sera de faire des recherches sur les méthodes alternatives disponibles, d'associer des outils avec des approches éthiques pour satisfaire les objectifs pédagogiques et remplacer les méthodes préjudiciables pour les animaux. Ils pourront aussi très bien élaborer leurs propres méthodes alternatives. Dans l'idéal, ces changements de cursus se feront pour la classe tout entière, afin que tous les élèves puissent en bénéficier. Si les méthodes alternatives restent l'exception, il y aura le risque qu'elles ne soient utilisées que pour les étudiants qui choisissent délibérément la " voie alternative ". 

Les enseignants peuvent aussi décider de laisser les étudiants trouver eux-mêmes des solutions faisant appel à des méthodes alternatives, pour satisfaire aux objectifs pédagogiques de certains travaux pratiques. Les étudiants vétérinaires, par exemple, peuvent trouver des cadavres de provenance éthiquement acceptable pour l'étude de l'anatomie et pour s'entraîner aux techniques cliniques, ou encore s'exercer aux gestes opératoires chez des vétérinaires indépendants sympathisants, en dehors des cours. La faculté peut accepter cette activité comme unité de valeur pour le cours en question et suivre les progrès de l'étudiant.

Certains étudiants, néanmoins, se trouvent confrontés à une attitude très défensive et très chargée émotionnellement de leurs professeurs, et même, parfois, de la part des autres étudiants, ce qui a pour conséquence d'empêcher toute discussion calme et rationnelle du problème. Il peut aussi arriver que les professeurs se sentent personnellement visés et qu'ils ne comprennent pas que l'étudiant ne fait que revendiquer sa liberté de choix ou tout simplement critiquer la pratique en cours. Il est surprenant de voir le nombre de cas où les étudiants sont pressés de questions et où leurs préoccupations sont tout simplement ignorées. Nombre d'étudiants ont souffert des menaces proférées par leurs professeurs de leur donner de mauvaises notes, pas de note du tout ou même de les renvoyer. Dans certains cas, ces menaces sont devenues réalité. 

Choix de l'étudiant

Lorsque l'étudiant se heurte à une opposition claire et nette ou lorsqu'il estime que le fait pour l'établissement de lui suggérer d'organiser lui-même des alternatives reflète le refus de l'établissement d'assumer ses responsabilités, à savoir offrir des expériences pédagogiques, il peut décider de durcir le ton pour obtenir une application officielle étendue des méthodes alternatives. Il peut choisir de solliciter l'appui d'autres étudiants et d'enseignants sympathisants, d'associations, d'organisations pour la protection des libertés civiles et d'autres objecteurs de conscience. Il peut présenter sa demande à l'administration universitaire en y joignant des arguments bien étayés avec des détails sur les méthodes alternatives pertinentes et leurs avantages pédagogiques. En dernier recours, il peut contacter la presse ou entamer une procédure devant les tribunaux.

Il est presque toujours possible de trouver une solution éthique où tout le monde sort gagnant. Cela vaut vraiment la peine d'examiner de plus près les qualités et les approches des objecteurs de conscience, étant donné que reconnaître les aspects positifs de l'objection aidera à une meilleure compréhension mutuelle, réduira le conflit enseignant/étudiant et encouragera une recherche de solutions basée sur la coopération des différentes parties prenantes. 

Qualités et valeurs

Les étudiants objecteurs de conscience ont généralement une pensée critique très active qui fait d'eux de bons scientifiques potentiels. Etre capable de remettre en question les normes établies est la preuve d'une pensée critique et scientifique. Il n'y aurait jamais eu d'innovations, ou de sciences d'ailleurs, s'il n'y avait pas eu de réflexion critique et de remise en question des normes établies. Beaucoup d'objecteurs se trouvent être parmi les étudiants les plus brillants et cette intelligence a souvent un rapport direct avec leur volonté et capacité de remise en question.

Ce n'est pas avec légèreté qu'ils s'exposent à un refus ou à une sanction de la part des enseignants, conséquences probables de leur objection. Les étudiants " objecteurs " prennent leur formation très au sérieux et sont très motivés et engagés. Ils sont consciencieux et tiennent à adopter les meilleures pratiques en utilisant des méthodes alternatives. On les voit souvent travailler en dehors de l'établissement scolaire/universitaire pour se former, faire partie de clubs de sciences ou de sociétés de protection animale pour acquérir encore plus d'expérience dans le domaine qui les intéresse.

Ce sont, la plupart du temps, des personnes ayant une grande capacité émotionnelle, pour qui la sensibilité, le respect, l'empathie et la compassion comptent énormément. Les étudiants qui accordent de l'importance à leurs propres sentiments ainsi qu'à ceux des autres ont une conscience d'eux-mêmes qui a une réelle valeur intrinsèque et qui influence de façon positive leurs performances d'apprentissage. La contribution des étudiants à la mise en œuvre de méthodes alternatives dans un cursus bien défini est en partie due à leur compréhension du processus d'apprentissage et de ce qui constitue un bon environnement pédagogique. Cette compréhension est confirmée par les preuves apportées par des études scientifiques démontrant que les méthodes alternatives sont au moins aussi efficaces que les expériences sur animaux en termes de performances des étudiants (cf. Balcombe dans cet ouvrage).

Leur capacité de réflexion critique tout comme leur potentiel émotionnel sont deux facteurs qui expliquent leur capacité à prendre en compte les problèmes d'éthique. Le potentiel éthique est primordial dans les sciences de la vie. Pouvoir se familiariser avec le contexte éthique au tout début forme un atout et une ressource appréciables. Tout le monde a besoin de soutien et d'encouragement pour assurer son propre développement émotionnel et éthique. L'objection de conscience illustre aussi, chez celui qui étudie, le désir d'assumer la responsabilité de ses actes en refusant de participer à des activités qui vont à l'encontre de ses convictions morales et en demandant la mise à disposition de méthodes alternatives. De plus, les étudiants, pour la plupart, cherchent des solutions auxquelles toutes les parties prenantes ont participé et ils engagent leur responsabilité avec celle de leurs enseignants avec beaucoup de maturité. Il faut leur réserver un accueil enthousiaste et les féliciter pour leur envie d'assumer leurs responsabilités et de développer de véritables qualités de leadership.

Comment résoudre le conflit éthique

Les étudiants objecteurs jouent le rôle de catalyseur pour calmer une tension souvent non exprimée. C'est aux enseignants de savoir comment réagir lorsque la tension commence à monter autour du thème de l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux. Les enseignants peuvent répondre en essayant d'égaler l'énergie intellectuelle et la passion des étudiants. Malheureusement, certains d'entre eux restent très fermés et préfèrent, soit se retrancher derrière leur autorité et imposer des sanctions, soit ne pas s'engager. La résolution de conflits peut avoir un effet réellement bénéfique sur l'environnement pédagogique, ainsi que sur la relation étudiant/professeur. Les étudiants sauront apprécier les efforts fournis par leurs professeurs pour essayer de gérer le problème et introduire des méthodes alternatives dans le cursus. Ils se sentiront encouragés et valorisés pour leur façon de penser, leur volonté d'apprendre et pour leur engagement éthique. Une approche basée sur le respect et le partenariat signifiera une meilleure communication qui, à son tour, aura pour conséquence d'aider les enseignants à transmettre leur message et leur expérience aux étudiants. A condition de se respecter mutuellement, l'environnement pédagogique peut devenir une plate-forme très sereine où les élèves auront tout le loisir d'apprendre et de s'épanouir. Les professeurs trouveront aussi très gratifiant le fait d'enseigner à des étudiants qui s'intéressent sincèrement à leur mode d'enseignement et qui les respectent. Ce n'est pas en usant de leur autorité que les professeurs obtiendront ce respect. 

Moteur de changement

C'est en trouvant des solutions aux conflits sur l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux que l'on arrivera à mettre en place des méthodes alternatives. Ce sont les étudiants qui ont la capacité de déclencher une bonne part du processus de changement. Si les enseignants sentent leur liberté d'enseigner menacée par l'abandon des méthodes traditionnelles tant prisées, il faut, à ce moment-là, se souvenir que toute liberté porte en soi des contraintes éthiques et que c'est à ceux qui en usent de faire preuve de responsabilité vis-à-vis de la société. Ces contraintes se définissent par le dialogue et l'établissement d'un consensus social qui prendra en compte l'évolution des valeurs culturelles et l'impact des avancées technologiques. De plus, toute liberté qui s'exerce au détriment de celle d'autrui est une absurdité : refuser aux étudiants leur liberté de choix ou aux animaux la liberté de vivre, n'est pas cohérent d'un point de vue éthique. A contrario, la liberté d'enseignement visant à développer des méthodes pédagogiques éthiques et progressistes n'a pas de limite : elle est à la disposition de tout un chacun. Cette vision positive, qui a ses origines dans la liberté de créativité, est le contrepoids puissant à la perte de la " liberté " académique de causer un préjudice aux animaux et de refuser aux étudiants la possibilité de choisir.

Les possibilités et opportunités abondent dès qu'il y a une aspiration au changement. Les étudiants apportent tout leur dynamisme ainsi qu'une multitude d'idées nouvelles. Pour cette raison, on se doit de les accueillir avec enthousiasme en tant que partenaires au sein de l'établissement académique et de leur donner la possibilité de contribuer à moderniser et à " moraliser " les pratiques en cours. Si les étudiants ont l'énergie pour discuter et avancer sur ce sujet, une partie de cette énergie pourra être canalisée par les enseignants. En mettant au point des outils alternatifs, tels que de nouveaux logiciels, les étudiants pourront leurs apporter des idées, faire une partie du travail et tester des versions beta. S'il s'agit d'approches alternatives, telles que l'utilisation de cadavres provenant de sources éthiquement acceptables, les étudiants peuvent consacrer leur énergie à participer à la mise en place de l'infrastructure. Cette participation au processus de changement et cette appropriation conjointe du processus aideront aussi les étudiants à s'engager vis à vis du processus pédagogique. Les méthodes préjudiciables pour les animaux et les méthodes alternatives constituent une étude de cas idéale pour les amener à développer leur pensée critique et améliorer leur sens éthique.

Responsabilisation

Pour les étudiants, le fait d'arriver à obtenir la mise à disposition de solutions alternatives est bien entendu une réussite. Cependant, si l'on considère le processus de " l'objection de conscience " en soi, l'expérience peut apporter énormément aux étudiants ainsi que les responsabiliser. Le courage de s'exprimer ouvertement peut provenir du fait que l'étudiant ressent un certain malaise par rapport aux expériences sur les animaux ou bien d'un sens éthique particulièrement développé. Quoi qu'il en soit, ce courage déclenche tout un processus de responsabilisation qui va le mener comprendre sa capacité à être un des acteurs principaux du changement et à la renforcer.

En exprimant son objection, l'étudiant affirme ses points forts et ses qualités, même si la démarche n'est pas toujours facile. Pour se remettre en question et accepter que les autres vous remettent en question, il faut faire appel à sa capacité de réflexion critique et, parfois même, revoir d'une façon constructive sa propre position éthique. Le fait d'exercer, de développer sa perspicacité et de surmonter sa paresse intellectuelle apporte énormément. Avoir une plus grande conscience éthique et exprimer ses émotions a un effet libérateur. Le fait d'être sincère a souvent un effet assez radical et, si en plus, on a confiance en soi, l'effet en termes de communication peut être assez impressionnant. Vivre à fond et être engagé vis-à-vis du monde extérieur en réfléchissant, en ressentant plus et en respectant son sens éthique, qui continuera à évoluer, voilà la vraie alternative à une vie de négation, de conformisme et d'obéissance. Ces pratiques destructrices contribuent à faire perdurer l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux et mettent un frein à la contribution que tout un chacun peut apporter à la diversité culturelle et au changement. 

L'objection de conscience facilite ainsi la responsabilisation, qui, à son tour, donnera une assise à une objection plus efficace. A condition d'avoir une vision bien définie de l'enseignement éthique, une évaluation réaliste de la situation et de bien connaître ses capacités, il est clair qu'une ou plusieurs personnes engagées peuvent être à l'origine d'un changement constructif. Il n'est pas nécessaire de connaître à l'avance les détails de la stratégie ou de la feuille de route : la solution viendra d'elle-même au fur et à mesure que l'on commencera à vivre dans le présent et que l'on aura acquis une meilleure maîtrise de soi. Mais cette vision aura plus de chance de se concrétiser si l'on reste optimiste et si l'on croit au succès de sa mission.

L'affirmation de sa volonté fera de l'étudiant un être épanoui et un puissant moteur de changement. Une volonté forte est le fondement de l'autodétermination et reflète une identification avec le processus de décision et d'engagement (plutôt qu'avec l'effort de " volonté " et " d'essayer de trop faire " ou du " devoir de retenue "). Une volonté réfléchie aidera à canaliser plus facilement l'énergie dans la bonne direction. Et la bonne volonté fournira la base éthique nécessaire2.

De multiples sources d'information et de soutien apparaîtront dès lors qu'il y a un réel engagement et une détermination à faire changer les choses. Des gens qui pensent la même chose, des personnes animées d'un sens éthique se manifestent. De plus, il est probable que les enseignants qui n'osent pas s'opposer à leurs collègues ouvertement, mais qui dans leur for intérieur sont contre l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux et qui aimeraient que les choses changent éprouveront un grand respect pour les étudiants qui feront preuve de détermination et refuseront un compromis. En exprimant leur soutien à cette cause ou en y contribuant de différentes façons, ils ne pourront qu'aider les étudiants.

Toute action, y compris l'objection et les réactions des enseignants, devrait laisser la porte ouverte à la coopération et à des prises d'initiatives plutôt que d'être un frein ou un obstacle. Pour en être certain, il faut s'assurer que les moyens d'atteindre le but sont mis en œuvre de façon intelligente et responsable et, si possible, de concert avec tous les acteurs. La " non-coopération ", exprimée par " l'objection de conscience ", reste cependant la seule issue lorsque l'utilisation de méthodes préjudiciables pour les animaux est rendue obligatoire. Néanmoins, quand un étudiant refuse de faire des compromis sur un problème moral, la porte reste ouverte, car beaucoup d'autres possibilités de coopérer avec les enseignants existent. C'est aux deux parties d'étudier ces possibilités et de se fixer comme but de trouver une solution qui puisse satisfaire tout le monde.


Notes et références

1. Pour un résumé des études parues sur les attitudes vis à vis de l'utilisation d'animaux dans l'enseignement, cf. Balcombe, J. (2000) - The Use of Animals in Higher Education: Problems, Alternatives and Recommendations. Humane Society Press, Washington, D.C.

Voir également Pedersen, H. (2002) - Humane Education: Animals and Alternatives in Laboratory Classes. Aspects, Attitudes and Implications. Humanimal 4.

2. Pour une étude plus approfondie sur la volonté, voir Ferrucci, P. (1995). What We May Be: Techniques for Psychological and Spiritual Growth through Psychosynthesis. Thorsons, Londres.

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